Soudure laser acier
L’acier est le matériau le plus présent dans notre atelier, et le plus trompeur : sous un même nom se cachent des centaines de nuances aux caractéristiques bien différents au soudage, de l’acier de construction courant à l’acier à outils trempé.
Fondé en 2006, Lasertech intervient en sous-traitance soudure laser haute précision sur des pièces acier à forte valeur ajoutée : rechargement d’outillages d’injection et de pièces mécaniques usées, réparation de pièces usinées non conformes, assemblage de tôles et de sous-ensembles, à l’unité comme en série. Notre valeur ajoutée se situe précisément là où l’acier devient difficile : nuances chargées en carbone, pièces déjà traitées thermiquement, zones à recharger sans déformer ni dénaturer le reste de la pièce.
Pourquoi l’acier demande une soudure laser spécifique
L’acier absorbe bien le faisceau laser infrarouge à 1064 nm, la longueur d’onde utilisée dans notre atelier : la pénétration n’est pas le sujet. La difficulté est métallurgique, et elle tient en trois points.
La teneur en carbone gouverne la soudabilité.
Au-delà d’une teneur d’environ 0,3 % de carbone, le cycle thermique généré lors du soudage peut provoquer une trempe locale dans la zone affectée thermiquement (ZAT). Il en résulte l’apparition de zones durcies mais fragilisées, augmentant le risque de fissuration à froid. L’utilisation du laser pulsé, grâce à un apport d’énergie très localisé et parfaitement contrôlé, permet de réduire cette zone affectée au strict minimum. Les paramètres de soudage sont ajustés nuance par nuance afin de maîtriser la dureté finale et de garantir la stabilité métallurgique de la pièce après intervention.
Les pièces arrivent souvent déjà traitées.
Aciers trempés, aciers nitrurés : la valeur de ces pièces réside précisément dans leur traitement thermique, qu’un soudage conventionnel risquerait d’altérer localement. Grâce à un apport thermique très réduit et parfaitement maîtrisé, la micro-soudure laser permet d’intervenir sur ces pièces traitées sans détrempe globale ni préchauffage lourd. La zone affectée thermiquement (ZAT) reste extrêmement limitée, ce qui préserve les caractéristiques mécaniques du matériau de base. Nous sommes ainsi en mesure de contrôler la dureté des dépôts réalisés, y compris sur des pièces ayant subi un traitement thermique, avec des valeurs ajustées de 10 à 60 HRC selon les exigences fonctionnelles de la pièce. Aciers trempés, aciers nitrurés : la valeur de la pièce vient justement de son traitement thermique, qu’une soudure classique détruirait localement. L’apport thermique réduit du laser nous permet d’intervenir sur ces pièces traitées sans détrempe globale ni préchauffage lourd : nous maîtrisons la dureté des soudures, même sur une pièce ayant subi un traitement, avec des dépôts de 10 à 60 HRC selon le besoin.
Une diversité de nuances sans équivalent.
Aciers de construction, aciers au carbone, aciers alliés de traitement, aciers à outils : chaque famille a sa propre réponse au cycle thermique et son propre couple apport / paramètres. C’est notre retour d’expérience d’une vingtaine d’années qui nous permet de qualifier le bon procédé pour chaque nuance, via un DMOS (Descriptif du Mode Opératoire de Soudage) et un QMOS (Qualification du Mode Opératoire de Soudage).
Nous traitons toutes les grandes familles d’acier : aciers de construction (S235, S355), aciers au carbone (C45 / XC48, XC100), aciers alliés de traitement (42CrMo4, 35NCD16), aciers à outils faiblement et fortement alliés (X38CrMoV5 / 1.2343, 1.2344, 1.2738, 1.2085, 40CMD8, Z35CD17), ainsi que les fontes grises et les fontes GS. Seuls les aciers rapides (HSS) sortent de notre périmètre.
Applications et secteurs concernés
L’acier traverse tous nos secteurs d’activité : industrie, usinage, métallurgie, fonderie, naval. C’est le matériau des outillages, des organes mécaniques et des pièces de transmission.
Outilleurs et plasturgie
Rechargement laser d’outillages d’injection plastique en aciers faiblement ou fortement alliés, y compris traités : reprise d’arêtes, plans de joint, cales montantes et leurs logements, alésages d’éjecteur, broches, noyaux, empreintes et matrices, porte-empreintes, outillages multi-empreintes, parois fines, empreintes grainées. La dureté du dépôt est maîtrisée, de 10 à 60 HRC selon le besoin, pour permettre le ré-usinage, le polissage ou le grainage derrière. Gain de temps et économie majeurs vs un remplacement.
Énergie
Rechargement de zones usées sur des organes de turbines à vapeur : soies de rotors, butées de turbine, garnitures. L’intervention locale au laser permet de remettre en état des pièces massives à très longue immobilisation, sans cycle thermique global.
Mécanique générale et machines spéciales
Réparation de pièces hors tolérance ou non conformes suite à une erreur d’usinage, rechargement de portées de roulement et de zones de frottement usées, modification de pièces existantes. Nous intervenons sur des pièces souvent introuvables ou trop coûteuses à refaire.
Production en série
Des petites aux grandes séries en acier, avec procédé qualifié et cadence garantie.
Métaux soudés par LaserTech
L’acier n’est qu’un des métaux que nous traitons. Notre expertise couvre l’ensemble des matériaux utilisés en industrie de précision :
Vous avez une pièce acier à recharger, réparer ou souder ?
Envoyez-nous le plan ou les photos de votre pièce. Nous analysons la faisabilité et vous proposons un protocole adapté à votre nuance, son état de traitement, vos tolérances et votre cadence.
Quelques réalisations en soudure laser
Foire aux questions Soudure Laser Acier
Soudure laser acier
Oui, nous réalisons des rechargements type enrobage bi-matière inox / acier. Ces configurations dissymétriques, où la dilution et la zone de transition doivent être maîtrisées finement, font l’objet d’une qualification dédiée.
Le métal d’apport est choisi en fonction de la nuance de votre pièce et de la dureté visée pour le dépôt, de 10 à 60 HRC : un apport adapté au ré-usinage et au polissage sur un moule, un apport plus dur sur une zone de frottement. Les nuances exactes relèvent de notre savoir-faire d’atelier ; le couple apport / gaz est défini lors de la qualification du procédé, sous protection d’argon pur.
Oui, c’est l’un des intérêts majeurs du laser. Son apport thermique très localisé permet d’intervenir sur une pièce trempée ou nitrurée sans détrempe globale : nous maîtrisons la dureté des soudures, même sur une pièce ayant subi un traitement, et les caractéristiques mécaniques sont conservées autour de la zone réparée. Le procédé est qualifié au cas par cas en fonction de la nuance et du traitement.
Toutes les grandes familles : aciers de construction (S235, S355), aciers au carbone (C45 / XC48, XC100), aciers alliés de traitement (42CrMo4, 35NCD16), aciers à outils (X38CrMoV5 / 1.2343, 1.2344, 1.2738, 1.2085, 40CMD8, Z35CD17), ainsi que les fontes grises et les fontes GS. Seuls les aciers rapides (HSS) sortent de notre périmètre. Pour chaque nuance, le procédé est qualifié avant intervention.
En assemblage de tôles, nous soudons l’acier de 0,35 mm à 10 mm. Sur les épaisseurs les plus fines, nous travaillons en micro-soudure laser pulsée, qui permet un apport d’énergie très localisé sans déformer les pièces voisines. Au-delà de 12 mm, le laser perd son intérêt face à d’autres procédés et nous orientons en conséquence. En rechargement, l’épaisseur minimum de la pièce de base est de 1,5 mm, et nous déposons entre 0,15 mm et 0,80 mm par passe. Plusieurs passes successives permettent de reconstituer de fortes épaisseurs, de 5 mm à 15 mm.
Nous sommes basés à Clisson, dans le département de la Loire-Atlantique (44), et intervenons pour des donneurs d’ordre sur l’ensemble du territoire français et à l’international. Les pièces nous sont envoyées par transporteur ou déposées sur site selon votre préférence.
Pour une pièce unitaire urgente, nous prenons en charge sous 12 heures après réception. Le délai maximum observé en période de forte charge est de 72 heures. Pour une série ou un projet récurrent, nous calons un planning au démarrage. Pour les pièces à enjeu critique (aéronautique notamment), nous priorisons en lien direct avec votre service achats.
Chaque procédé est qualifié au préalable et formalisé par un DMOS (Descriptif du Mode Opératoire de Soudage) et un QMOS (Qualification du Mode Opératoire de Soudage), garantissant la reproductibilité du résultat d’une pièce à l’autre. Pour les contrôles non destructifs (ressuage, radiographie, micrographie, analyse métallographique), nous travaillons avec des laboratoires spécialisés comme l’Institut de Soudure.
Les deux. Notre cœur de métier porte sur les pièces unitaires à forte valeur (réparation, rechargement, modification d’outillage), mais nous prenons en charge les séries, des petites aux grandes. Nous traitons aussi les prototypes en phase de mise au point.
