Soudure laser de pièces complexes
Il y a les pièces qu’on soude, et celles que les ateliers se renvoient : un fond d’alésage inaccessible, une paroi trop fine, une pièce trop grande pour les machines ou trop petite pour les doigts. C’est notre terrain.
Depuis 20 ans, Lasertech intervient en sous-traitance soudure laser haute précision sur des pièces à forte valeur ajoutée, et c’est souvent leur complexité qui les amène jusqu’à Clisson : géométries difficiles d’accès, dimensions extrêmes, pièces issues de fabrication additive.
Ce qui rend une pièce complexe, et comment nous la traitons
Les zones difficiles d’accès.
La soudure en fond d’alésage, dans des zones ou les angles sont fermés, impose des contraintes d’accès très fortes. Nos procédés permettent d’atteindre des profondeurs allant jusqu’à 300 mm. Le faisceau laser s’insère dans des géométries inaccessibles aux torches conventionnelles, tout en garantissant un apport thermique localisé. Cela permet d’intervenir sans démontage complexe ni découpe préalable, en préservant l’intégrité de l’ensemble de la pièce.
Les très grandes et les très petites dimensions.
Notre atelier couvre un spectre que peu d’ateliers réunissent : une capacité de levage de 40 tonnes avec retournement pour les outillages et organes massifs, et la micro-soudure laser sous binoculaire pour des pièces descendant à 0,50 mm de diamètre. La même exigence de qualification s’applique aux deux extrêmes.
Les parois fines et les géométries fragiles.
Sur une paroi fine, le problème n’est pas de souder, c’est de ne pas détruire : l’apport thermique très localisé du laser pulsé permet d’intervenir sans déformation ni percement, là où tout autre procédé condamnerait la pièce.
Chaque configuration est qualifiée via un DMOS (Descriptif du Mode Opératoire de Soudage) et un QMOS (Qualification du Mode Opératoire de Soudage) : sur une pièce complexe, c’est la qualification préalable qui transforme un cas limite en intervention maîtrisée.
Fabrication additive : la réparation de pièces imprimées
Les pièces de fabrication additive métal arrivent avec leurs défauts propres : porosités débouchantes, défauts d’impression localisés, zones non conformes sur des géométries qu’aucun usinage ne peut reprendre. Nous réparons ces pièces au laser : reprise locale du défaut, apport de matière minimal, compatible avec les parois fines et les géométries internes propres à l’impression 3D. Une pièce additive représente des heures de machine et souvent une géométrie unique : sa réparation vaut presque toujours mieux que sa réimpression.
Des exemples passés dans l’atelier
Outillages aéronautiques en Invar.
Moules et outillages composites massifs, où il faut intervenir localement sur un plan de joint ou une arête sans dégrader la stabilité dimensionnelle de l’ensemble : la combinaison grande dimension + matériau délicat + tolérances serrées.
Sonotrodes en titane.
Rechargement de sonotrodes de grenaillage ultrasonore : géométrie fonctionnelle à restituer, matériau réactif, et une pièce dont la valeur justifie plusieurs cycles de rechargement plutôt qu’un remplacement.
Ce que nous refusons
Le laiton sort de notre périmètre : le zinc qu’il contient se vaporise sous le faisceau et rend la soudure laser non maîtrisable. Nous préférons le dire ici : quand nous acceptons une pièce complexe, c’est que le procédé est qualifiable.
Vous avez une pièce que personne ne veut souder ?
Envoyez-nous le plan ou les photos, avec la zone concernée et ce qui la rend difficile : accès, paroi, dimension, matériau. Nous analysons la faisabilité et, si le laser n’est pas la solution, nous vous le disons.
Foire aux questions
Pièces complexes
Nous soudons en fond d’alésage et dans des zones masquées jusqu’à 300 mm de profondeur. Chaque configuration d’accès fait l’objet d’une validation de faisabilité avant intervention.
Les deux extrêmes : notre atelier dispose d’une capacité de levage de 40 tonnes pour les outillages et organes massifs, et nous descendons à des pièces d’environ 0,50 mm de diamètre en micro-soudure laser sous binoculaire.
Oui, c’est un axe à part entière : reprise de défauts d’impression, porosités localisées, zones non conformes sur pièces métalliques imprimées en 3D. L’apport de matière minimal du laser est compatible avec les parois fines et les géométries internes de ces pièces.
Oui, le laiton : le zinc qu’il contient se vaporise sous le faisceau laser et empêche une soudure maîtrisable. Pour le reste, les cas limites font l’objet d’une étude de faisabilité, et nous qualifions le procédé avant d’accepter la pièce.
